
Objectifs :
Cette fiche présente à l’aide d’une iconographie commentée l’organisation des équipes scientifiques, la collecte des échantillons et leur traitement, pour les 3 semaines de mission basées à Fort Dauphin (du 27 avril au 17 mai 2010).
Contexte :
L’expédition Atimo Vatae (qui signifie en malgache « grand sud ») commence par un premier module de 3 semaines, basé à Fort Dauphin. Les membres de la mission sont installés dans un hôtel de la presqu’île de Taolagnaro (Fort Dauphin en malgache). Gîte, repas et laboratoire sont ainsi concentrés sur le même site. La collecte des échantillons marins a lieu dans un rayon de 10 minutes à 1 heure et demi autour de l’hôtel.
La collecte est répartie entre plusieurs équipes et fait appel à différentes techniques. Une répartition précise des tâches entre les différents membres de la mission est nécessaire pour rassembler un maximum d’échantillons et assurer leur traitement rapide et leur conditionnement, en vue du transport vers Paris où ils seront déterminés (pour les espèces connues) ou décrits et nommés (pour les espèces nouvelles).
Documents :
Document 1 : les équipes et la collecte
Quatre équipes sont chargées de collecter les spécimens chaque jour :
Les différents outils utilisés pour la récolte et cités ici feront l’objet d’une autre fiche.
La collecte concerne essentiellement les mollusques, crustacés et algues (la plupart des scientifiques de cette mission s’intéressent en effet à ces groupes) et plus ponctuellement les échinodermes.
En outre 2 chercheurs, Phil et Elaine Heemstra, se concentreront sur les poissons. Ainsi il ne sera pas rare que certains membres de l’expédition rendent visite à des pêcheurs malgaches pour leur acheter des échantillons, tels que des langoustes et des poissons !
Document 2 : le traitement des échantillons et le laboratoire
Une aire de tamisage (permettant de séparer les différentes fractions collectées selon leur taille) est installée à proximité de la plage, en contrebas de l’hôtel.
Les échantillons sont ensuite traités dans le laboratoire, lui-même installé dans l’hôtel. Ici les espaces sont en général voués à une fonction précise :
Si un réfrigérateur et un congélateur sont disponibles sur place, il n’y a cependant pas de chaîne de froid possible par la suite, les échantillons doivent donc tous être conditionnés en vue de leur transport (alcool pour les mollusques, herbier pour les algues…).
Document 3 : étiquetage et compte rendus des travaux
Le nombre d’échantillons rapportés chaque jour peut vite devenir important (par exemple lors de la première journée de collecte, les algologues ont enregistré environ 50 échantillons…). Une méthode d’étiquetage des échantillons, rigoureuse et commune à tous, est donc nécessaire. Sur chaque échantillon est apposée une étiquette comprenant :
En outre, une personne est chargée de rassembler chaque jour, auprès de chaque équipe, une courte description du site de collecte et des types d’outils utilisés. Ces informations sont rassemblées dans un « cahier de stations » qui permettra ultérieurement, en cas de besoin, de reconstruire l’histoire d’un échantillon.
